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Santé des Français : 5 chiffres-clés

publiée le 15 mars 2021

Selon le Baromètre d‘opinion de la  Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques,

73 % des Français résidant en France métropolitaine se déclarent en bonne santé, dont 26 % s’estiment même en très bonne santé.

Pour autant, avec l’âge, la perception de l’état de santé se dégrade. Alors que 92 % des 18-24 ans affirment être en bonne santé, ce n’est plus le cas que pour 54 % des 65 ans ou plus. 
 

Les Français en mauvaise santé déclarent davantage consulter en premier lieu leur médecin lorsqu’ils sont malades.

57 % des Français indiquent recourir en premier lieu à leur médecin en cas de problème de santé, tandis que 22 % font le choix de l’automédication ou de la consultation de sites internet spécialisés et de forums de discussion. Le restant déclare en parler à la famille ou à un ami (12 %) ou à un pharmacien (9 %). Alors que 69 % des Français en mauvais état de santé disent consulter un médecin en premier ressort, c’est le cas pour seulement 54 % de ceux qui se perçoivent en bonne et en très bonne santé.
Inversement, l’automédication et la consultation de sites internet spécialisés ou de forums de discussion sont davantage privilégiées par les personnes en bonne et en très bonne santé (23 %) que par les répondants en mauvaise santé (16 %).

Des Français satisfaits de la qualité des soins quel que soit l’état de santé déclaré.

Une grande majorité des Français estiment que la qualité des soins est satisfaisante. Ainsi, 87 % d’entre eux sont satisfaits de la qualité des soins dispensés par les médecins généralistes et par les infirmiers, 82 % sont satisfaits des dentistes et 82 % des médecins spécialistes. 


 
Pour en savoir plus : source Drees 
L'enquête a recueilli l'opinion, avant la crise sanitaire, de près de 3 000 personnes sur leurs expériences du système médical et le ressenti de leur propre état de santé.

Ma santé 2022 : l’Espace Numérique de Santé sera bientôt opérationnel

publiée le 16 février 2021

Le plan Ma Santé 2022 a été lancé en 2018 par le gouvernement, afin d’accélérer le virage numérique dans la santé. L’une de ses composantes, l’Espace Numérique de Santé (ENS), vise à faciliter l’accès et la gestion des données de santé aux patients et aux professions médicales.

L’idée est de créer un espace à chaque usager dès sa naissance. Cela permettra notamment de faciliter le traitement par les différents acteurs du parcours de soin tout le long du suivi des patients.
Cette innovation est une des tendances fortes de la transformation du monde de la santé, comme l’essor de la médecine de précision et l’implication des patients, qui veulent de plus en plus être acteur de leur santé. Le numérique rend plus aisée l’individualisation du parcours de soin.

Des Français convaincus 

Une enquête montre une réelle appétence des Français pour ce genre d’outils. Selon OpinionWay, qui les a sondés en novembre dernier pour les "Assises citoyennes du numérique en santé", 8 Français sur 10 se déclarent prêts à autoriser l’accès à leurs données de santé aux professionnels de santé qui les suivent dans le cadre de l’ENS.
Pour répondre à cette question, les sondés ont été confrontés à la reproduction de l’écran de présentation de l'Espace Numérique de Santé (schéma ci-dessous avec explication) : 



Les Français se disent séduits par ses fonctionnalités. 

Voici quelles sont leurs intentions d’utilisation :
• Messagerie sécurisée pour échanger avec les professionnels de santé et principalement les médecins (85%)
• Dossier médical partagé (DMP) et l’agenda de santé (78%), 
• Applications tierces (75%).

Il semblerait que l’épidémie de coronavirus ait accentué cette conversion. Ainsi, 53% des utilisateurs de la téléconsultation y ont eu recours pour la première fois pendant la crise sanitaire.

Une campagne publique de sensibilisation

Il s’agit néanmoins d’un sujet qui mérite un éclairage particulier. 

Le ministère des Solidarités et de la santé a d’ailleurs lancé cet automne une campagne nationale afin de promouvoir les bénéfices du numérique en santé et d’en clarifier les critères éthiques autour de ce slogan  : « Pour ma santé, je dis oui au numérique ».


La sécurité au menu

Pour susciter l’adhésion de toutes les parties prenantes, la sécurité des données sera la clé de voute de l’Espace Numérique de Santé. Certains usagers pourraient sinon hésiter légitimement à l’utiliser, en étant réticents à la perspective de stocker leurs données personnelles sur cette plateforme.

A ce titre, l’ENS doit se conformer au règlement général de la protection des données (RGPD).  Concrètement, cela signifie que le patient dispose d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition concernant ses informations personnelles et le traitement qui en est fait.

Au décès de l’usager, il est aussi prévu la clôture de son espace numérique. Ses données sont ensuite archivées pendant 10 ans avant d’être effacées. 

Si certains Français évoquent un risque de déshumanisation de la santé, ils souhaitent globalement que soit aussi proposée une solution alternative pour les personnes peu ou pas digitalisées, notamment les plus âgés.

Derniers réglages en 2021

La CNAM a attribué fin 2020 le marché de réalisation de l'Espace numérique de santé. Les heureux élus sont l'entreprise de services numériques (ESN) Atos et le cabinet de conseil en informatique Octo Technology.

Selon les responsables ministériels du numérique en santé, Laura Létourneau et Dominique Pon, 2021 sera l’année du développement et de l'expérimentation de l’ENS, avant sa généralisation en 2022. Une phase pilote est prévue à partir de juillet 2021 pour environ 1,3 million de personnes.

Tout savoir sur le Dossier Medical Partagé (DMP) : https://www.justice.fr/fiche/dossier-medical-partage-dmp


Comment les pays africains ont géré la crise du Coronavirus

publiée le 20 juillet 2020

Le continent africain a jusqu’ici été relativement épargné par le Covid-19. Cela tient à la fois à des raisons structurelles, comme les modes de vie, mais aussi au Système D.

Selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), il y avait eu au 18 juillet dernier près de 15.000 morts liés au virus sur le continent, pour 700.000 cas et 369.000 rétablissements. Si ces chiffres sont à manier avec prudence, ils sont inférieurs à ceux comptabilisés en Europe. L’Afrique du sud et l’Egypte sont les pays les plus touchés.

Cette situation tiendrait aux modes de vie (moins de déplacements, plus d’activités en extérieur), à la jeunesse des populations et à un faible taux de pathologies aggravantes. D’autres raisons sont invoquées, comme l’expérience acquise par certains pays dans la lutte contre d’autres épidémies comme Ebola.

Pour contrer la montée du coronavirus, les populations ont rivalisé d’imagination. Elles ont ainsi réussi à combler certains manques des systèmes de santé, avec des innovations qui ont permis de produire de nouveaux outils (respirateurs, vêtement de protection) ou de mettre en place de nouveaux usages. 

Des outils à un coût abordable

Au Kenya, il a fallu moins de 3 jours à l’entreprise d’impression 3D Ultra Red Technologies pour finaliser un prototype de bandeau de protection qui, muni d’une feuille plastique constituait une visière. L’entreprise en a produit jusqu’à 500 par jour, le temps qu’un industriel plus important prenne le relais.

De leur côté, la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Maroc, se sont appuyés sur leurs filières textile pour produire des masques. 

Au Ghana, les universités de Kumasi et d’Accra ont mis au point un respirateur pour un prix inférieur à 1.000 euros, soit dix fois moins cher qu’une machine importée. La même prouesse a été réalisée à l’Université de Kenyatta à Nairobi, en relation avec des étudiants en ingénierie. Autant de respirateurs qui pourront aussi servir plus tard dans d’autres pathologies.


Dans la même veine, Mohamed Adawe, ingénieur et inventeur somalien de 21 ans a conçu un accessoire facilitant la réanimation cardio- respiratoire. 

De nouveaux usages

En Ethiopie, Ethio Telecom, qui compte plus de 60 millions d’abonnés, a eu la bonne idée de diffuser de brefs messages de prévention avant chaque appel de ses usagers. 

Au Ghana, le mauvais état du système routier avait conduit avant la crise une entreprise à utiliser des drones pour transporter du sang et des vaccins. Ce système a été étendu aux tests sur le Covid-19. Les échantillons prélevés dans les établissements de santé ruraux ont ainsi pu être envoyés aux laboratoires médicaux des deux plus grandes villes du pays en moins d'une heure. Cet outil a rendu possible un suivi en temps réel de la pandémie.

Au Rwanda, des robots humanoïdes capables de prendre la température et le rythme cardiaque des patients ont permis de réduire les interactions humaines dans les centres de traitement du coronavirus. 

L’Afrique supporte un quart de la charge de morbidité* mondiale, mais représente moins de 1 % des dépenses de santé et ne fabrique que 2 % des médicaments qu’elle consomme. La pandémie lui aura permis de montrer sa capacité d’adaptation.

*La charge de morbidité est un indicateur de santé, qui quantifie la perte de vies ou d'activité humaines pour cause de décès précoce, de maladie et d'incapacité.

5 choses à savoir sur les jumeaux numériques

publiée le 11 mai 2020

Le recours au « jumeau numérique » provient de l’industrie. De premières applications ont vu le jour dans le domaine de la santé. Son potentiel dans la recherche médicale semble immense.

Voici cinq choses à savoir sur ce concept prometteur :

D'où vient cette expression ? 

Le « jumeau numérique » ou « digital twin » est un terme qui vient de l’industrie. Avant de produire une voiture ou un avion, les ingénieurs développent un premier prototype, qui est virtuel. Ce double numérique permet de reproduire les fonctionnalités de l’objet physique. Il est ainsi possible d’en simuler les performances dans un environnement réel.

Prédire pour mieux guérir 

Dans le domaine de la santé, il est aussi possible de concevoir un jumeau numérique. Ce n’est pas un robot ou une réplique d’une partie du corps fabriquée par une imprimante 3D, mais un ensemble de données, logées sur un ordinateur, qui correspond le plus fidèlement possible à l’organisme humain.
L’idée est par exemple de tester le traitement avant de l’administrer au patient. A la place des tests in vivo, on parle de tests in silico, en référence au silicium.

Quelles applications dans la santé ?

En voici plusieurs : 
  • Dans le cadre des anévrismes, il est possible de scanner l’aorte thoracique, afin de simuler le déploiement de l’endoprothèse et de l’adapter à la morphologie du patient. Le CHU de Saint Etienne et les chercheurs de l’Ecole des Mines de la même ville ont travaillé ensemble sur ce projet. Alors qu’il fallait plusieurs semaines pour ajuster un stent à la bonne taille, deux jours suffisent désormais pour sa conception.
  • La visualisation en 3D de l’anatomie du pied permet d’obtenir une simulation biomécanique du mouvement du pied, une information essentielle pour réaliser la meilleure prothèse possible.
  • Il en est de même avec les prothèses dentaires, afin de bien simuler l’occlusion.
  • Un programme qui permet de simuler une opération de la cataracte a été élaboré par une société suisse.
  • Le CHU de Bordeaux collabore avec Siemens Healthineers. Ils ont mis au point un dispositif d’assistance de resynchronisation cardiaque.
  
Le double virtuel marque une étape dans la médecine de précision. Il pourrait à terme être possible de considérer les différences physiques et génétiques de chaque patient, avec une visualisation de l’impact des traitements et de leurs effets secondaires.

Des retombées dans le domaine de la recherche 

Les jumeaux médicaux pourraient aussi permettre de tester l’effet d’une molécule dans le corps d’un patient plus rapidement qu’actuellement, alors que de nombreux tests cliniques n’aboutissent pas, parfois même au bout de plusieurs années.
Les doubles virtuels pourraient aussi faciliter la recherche sur certaines maladies rares, où il est difficile de recruter des patients pour les essais cliniques.
Si personne ne doute que les essais in vivo vont rester indispensables, on estime que les essais in silico vont avoir des bénéfices importants :
  • Une accélération du développement des traitements,
  • Une chute des coûts de recherche, ouvrant la voie au développement de nouveaux traitements,
  • Une diminution des tests sur l’homme et sur l’animal

Un jumeau pour chacun 

Certains n’hésitent pas à imaginer qu’à terme, chaque individu ait son jumeau numérique.
Il serait alors possible de simuler sur le jumeau les répercussions du tabagisme, d’une alimentation trop grasse, ou au contraire les effets d’une activité physique plus soutenue. En prévention, cette technique permettrait de mesurer l’impact à long terme de nos choix de vie.

Coronavirus : l’Agence du numérique en santé en renfort

publiée le 06 avril 2020

Petit récapitulatif. Le cap du basculement dans un financement de droit commun des actes de téléconsultation (TLC) intervient lors de l’accord conventionnel entre l’Assurance Maladie et les syndicats de médecins de septembre 2011. Résultat (pré-Covid-19) : la téléconsultation s’inscrit dans le respect du parcours de soins coordonné. En effet, le patient doit être connu du médecin depuis 12 mois et donner son consentement à la TLC.

Favoriser les échanges dématérialisés de données de santé

Mais depuis la crise du Conoravirus, les règles d’accès (actes remboursés tant pour les patients que pour les médecins) à la télémédecine ont été assouplies. Ainsi, selon l’Assurance Maladie, il n'est désormais plus nécessaire de passer par son médecin traitant et d’avoir eu une consultation « en présentiel physique » dans les 12 mois précédant la téléconsultation pour y avoir recours. Et les actes sont pris en charge à 100 % jusqu'à la fin du mois d'avril. 

C’est la raison pour laquelle, l’Agence du numérique en santé qui avait initié depuis plusieurs mois un travail relatif à la rédaction d’un volet de contenu pour la télémédecine a fait le choix de publier ce dernier à la fin du mois de mars. L’objectif ? « Favoriser les échanges dématérialisés de données de santé dans le cadre des actes de téléconsultations entre les médecins et leur patient, ainsi que pour les actes de téléexpertise entre deux médecins en lien avec un cas patient ». Ce volet de contenu est constitué de spécifications fonctionnelles et techniques et décrit deux modèles de documents (un document pour la téléconsultation et un document pour la téléexpertise). 

Interopérabilité : accélérer la mise en œuvre 

« Ce document a été publié en concertation publique dans le Cadre d’Interopérabilité des Systèmes d’information de Santé (CI-SIS) le 20 janvier 2020. Il se destine donc principalement aux éditeurs de logiciels santé », explique David Petauton, responsable de la communication de l’Agence numérique en santé. « En clair, il s’agit d’édicter des règles de fonctionnement du processus de cohérence et de partage des données de santé », développe-t-il. Et essayer ainsi, de contribuer à aider patients et professionnels de santé face à l’épidémie du Covid-19. Un combat numérique de taille. « Les enjeux liés au recours à la téléconsultation et à la téléexpertise dans la gestion de cette crise et de la prise en charge des patients, nous a conduit à publier plus tôt ce volet de contenu télémédecine », conclut l’Agence.  

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